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Affichage des articles du mai, 2013

Revue Alsacienne de Littérature, n°119

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Le comité de cette superbe revue semestrielle :

Laurent Bayart, Alain Fabre-Catalan, Jacques Goorma, Gaston Jung, Paul Schwartz, Anne-Marie Soulier, Maryse Staiber, Marie Thérèse Wackenheim, Jean-Claude Walter, Patrick Werly.


Un sommaire copieux. 152 pages.
Parmi les auteurs ayant contribué au dossier FÊTES, l'on trouve :

Anne-Marie  SOULIER,  Rémy VALLEJO,  Fabrice FARRE, Gabrielle ALTHEN, Eva-Maria BERG Emma GUNTZ, Jacques GOORMA, Alain FABRE-CATALAN, Jean-Paul GUNSETT, Wendelinus WURTH, Torild Wardenaer, Jacques TORNAY, Jean-Claude WALTER, Karlheinz KLUGE, Liliane BERTOLINI, Marie-Jeanne LANGROGNET, Jean-Christophe MEYER , Hans-Guido KLINKNER, Gisèle ARGAUD, Laurent BAYART, Erik VACQUIER- NEMORIN.
Pour plus d'informations, le lien c'est ICI...

Ta voix seulement...

Ta voix seulement les allées borgnes, les parcs fixés au ciel, sur la terre ta voix. La robe des arbres blancs dans le souvenir. Que fait ce qui a pour habitude de passer entre les branches et d’ignorer ta voix plus vaste que ce modique point d’attente.

Avec Möbius

Fais le calcul à l’aide de la formule qui donne la surface d’une aire

où tu te promènes et constates

qu’il n’y a qu’une face, dans le nœud de l’attente. La mathématique

est désarmante et te laisse seul sur le bord.


Le ruban de l'attente (vaine), expliqué Ici.

Il y a...

Laisse donc parler le puits par où reviennent ceux qui ont un langage

dans le reflet si tu le vois dans le noir.

Il y a ce corps inepte à tout regret une image flottée – peut-être

ton visage si tu te penches davantage pour voir. Certes, l’eau grossit les traits

de la figure des choses


Leçons

1.
Il a plu, mais à l’intérieur la vie n’ a pas cessé, avec ses devoirs d’école et de famille et l’oiseau jaune qui siffle toujours un été.
Il doit faire froid, derrière les carreaux, juste devant le chaud de la vie qui s’ébroue comme un jeune animal qui nous est donné d’attraper si nous renonçons à nous-mêmes.

2.
Un temps, l’existence a été sur le point de rompre tant elle a rétréci. Sur elle se sont posées des formes que l’œil ne percevait jamais comme des oiseaux. Ou alors, elles avaient la couleur du corps étroit par lequel nous passâmes, étirés par les faits et gestes d’un seul jour tenu par la douleur. Ou alors, elle avaient l’allure de nos volontés migratrices qui d’un coup survolaient quelque détroit décidément sans profil.

Bonheur

Tu es sur le point d’avaler,
consentante, ce petit bonbon rond
fabriqué dans les laboratoires sis à la frontière
du bonheur. Les effets secondaires sont inconnus,
la posologie d’une prose pour érudits : tous ces
maux dont tu souffres pendant que tu cherches
à enfoncer davantage cette écharde dans un corps
encore rempli d’incertitudes.