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Affichage des articles du 2015

Revue Alsacienne de Littérature, n° 124

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Le thème de ce numéro : "Musiques". Les superbes photographies sont de Denis Leypold.

Sommaire, notes de lecture, chroniques et éditorial, Ici.
Le lien vers la revue : Là.

Au sommet de l'échelle...

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Au sommet de l'échelle il manque aux fruits la part volée des oiseaux. Le ver progresse à notre insu le reflet garde un œil aveugle qui nous fixe sur la chair généreuse presque un visage jamais celui du responsable venu d'une fleur rencontrée par l'insecte. Un corps tombe trop mûr. D'en bas, perdu dans l'herbe, on ne verrait rien. D'ici l'angle de vue est sujet à bien des discordes.

Mediterraneo

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Le soleil brûle encore, le dehors se retourne
comme une peau. Les ombres qui passent
aux vitres sont les êtres qui ont renoncé à entrer,
ils ne quittent pas leur terre, le silence les recouvrira.
Les fleurs de la tapisserie consument dans
leurs ramages les couleurs de l’incendie.
Est-ce ainsi le dernier jour lorsque la porte
s’évapore et qu’il y a du bruit derrière les murs.

Bagage

La ficelle maintient le bagage : nous avons la dignité avant le départ. Tout autour du cuir, le renfort irrégulier est comme le cœur ballant qui oublie parfois de respirer.
La poignée élimée brille pour ne rien laisser des images qui l'entourent. Ce sont les arbres à venir dans la vitesse les champs lancés dans l'air brûlant les toitures saignantes et les visages
aux ouvertures comme les lignes électriques qui se mêlent et se séparent. Le réel, lui, pourrait se découdre.

Treize novembre

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Avant, juste avant d'écrire, Tard dans la nuit qui ne passe                                                     Tôt dans le jour qu'on casse Entre la vie d'avant et la vie d'après Ne chercher qu'à êtrenous dans le je Toujours dans l'espoir de pouvoir Ajouter une parole nouvelle à l'autre, or Tombe le silence assourdissant, or Sans le mot, tombe le monde tombe.

Gerfaut

De la haute colline ta voix de sifflet les arbres géants et le jour ouvert : tout l'espace avait un oiseau, gerfaut dit-on une seule fois en pointant ce doigt que nous prêta l'impatience.

Le pullman

Elle disait le pullman, cet animal mécanique et jaune qui arrivait en klaxonnant ; celui qui repartait dans la roche percée par le ciel pour rejoindre les bruits de la ville, tout chargé de visages qui parlaient le même langage, de l’autre côté où le soleil n’a pas de trêve. Quand au retour Andrea en descendait - de cette ville inconnue assise froissée à ses côtés sur un siège du pullman - la vie et l’enfance meilleure et le désordre d’une joie loin de tout, étaient en vrac dans ses sacs de toile qu’il ouvrait généreusement. C’étaient les mêmes sacs que les ouvriers gardaient jalousement sous le bras pour aller travailler. Un jour nous étions tous partis par le pullman et elle aussi. Elle répète : « le pullman, le pullman ». Oui, je l'entends. C'est une voix mécanique et jaune de nulle part, un réflexe au bonheur.
Publié en 2011. Modifié, depuis.

La revue EUROPE, numéro 1039-1040 de novembre-décembre 2015

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Numéro consacré aux frères GONCOURT, à JULES RENARD et à REMY DE GOURMONT.

En ce qui concerne le « cahier de création » de ce numéro, les auteurs sont : Giorgio SCERBANENCO, Walter HASENCLEVER, Franz SCHUH, Margo BERDESHEVSKY et Fabrice FARRE.



Sommaire complet (ici)

Avec Möbius

Fais le calcul à l'aide de la formule qui donne la surface d'une aire où tu te promènes et constates qu'il n'y a qu'une face, dans le nœud de l'attente. La mathématique
est désarmante et te laisse seul sur le bord.

La figure des choses, éd. Henry, octobre 2014.

FPM, revue de la parole contemporaine, n°7

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Illustrations : Joë Fernandez
Ouverture : Philippe Jaffeux et Carole Carcillo Mesrobian
Permanence : Jean-Claude Goiri Edith Masson



Libres courts :
Anna Jouy Catherine Ferrari Cerbère Chloé Charpentier Fabrice Farre Gérard Leyzieux                                                               Xavier Frandon Patrick Boutin Elisabeth Goyet Richard Taillefer Aline Royer




Braquages : Jacques Jean Sicard Georges Thiéry Murielle Compère-Demarcy Christophe Sanchez Arnaud Georges Serge Marcel Roche


Insolite

Nous sommes ensemble quatre moins cinq au bord de la Loire. Il pourrait s'agir d'une heure précise au bout des branches misérables. Il serait probable que nous nous trompions, bégayant dans le sens de la marche. Perdus. En vérité, nous sommes moins d'un, une décimale en un temps par excès. Quatre sont ceux que nous aurions pu être. Cinq est la certitude que nous avons échoué.


Concerto pour marées et silence, revue. 2015, numéro 8.
La Passe, n°22, automne-hiver 2015

Sortir

Je sors de chez moi, la caméra
subjective mord sur la barrière
de l'escalier, plus haut. Je
sors lavé, conscient que je
vais au rendez-vous, comme promis.
Le plan me montre jusqu'à la taille,
américain dans mon allure,
peut-être, mais je ne parle pas l'anglais
si ce n'est la langue de l'inquiétude
lorsque je me demande si je saurai te
fixer sur la place qui bouge, ce jour
de marché. Puis mes pas hésitent
on voit mes chaussures sales, les jambes
des passants, le monde du bas. La caméra
sonde la terre, elle est paranoïa.

La revue AaOo

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Thème du numéro huit : « Malice et vecteurs ».

« AaOo prend la suite de la revue Sang d'Encre qui, au bout de treize ans, nous a encouragés à donner une nouvelle mouture de cet objet éditorial. Il se trouve que l'image partage une frontière de plus en plus floue avec le texte et pourtant chacun reste ce qu'il est. Le travail sur le texte-image ou l'image-texte nous mène désormais...au travail sonore. Il nous est apparu (et cela exactement comme avoir une apparition) qu'une image sonore partageait elle aussi une frontière floue avec l'écrit. AaOo voudrait parcourir cette résonance silencieuse qui se joue entre l'image, le texte et le son. AaOo se déploie dans le voir, le lire et le dire ».












Les participants : Claude Jenmart et Jordi Cerda, Marine Giacomi, Maya Paules, Mélissa Tresse, Nylso, Olga Mathey, Pascaline, Roméo Julien, Jane Khan, Remedact, Alban de Tournadre, Judith Goyaud-Schiltz, Clément Gramsch, Fabrice Farre, Philippe Minot, Georges Mérillon, Kh…

Où habite Suzanne

Dans l'orangeraie où habite Suzanne il s'arrête pour fixer le fruit qui ne tombe pas. Il faut attendre le bon moment du temps humain. La croûte solaire lui rappelle que les objets sont ceux du réel réfutant la main l’œil le jardin ou la pensée de Suzanne.


Silence

Tu ne me donnes de la nuit qu'un signal semblable à celui de la neige éclairante sur les toits. J'entends le bruit des vêtements qui se déplient. Une autre rumeur est celle des mots que nous avions échangés sur le pont au-dessus de la ville déserte. Je n'entends en réalité que le silence qui tinte comme une cloche entre les mains de celle que je cherche qui te ressemble mais qui ne se retourne que lorsque son image disparaît.


Poème XXI, in Les chants sans voix, Encres Vives, Coll. Encres Blanches, 2012.

Le numéro 12 de Littérales.

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La revue La Passe n° 22

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« L'entrebaillée », par Philippe Blondeau, « A reculons je marcherai », par Ariel Spiegler, « Renoncement », François Ibanez, « Impasse du chêne creux », Christophe Esnault, « Cela laissera des traces », Alain Marc, « Mon analyste reçoit dans une impasse », Julien Boutreux, « Impasses de la pensée », Frédéric Dechaux, « Impasse », Werner Lambersy, « Impasse routière », Nicolas Grenier, « Il », par Philippe Jaffeux et Carole Carcillo Mesrobian, « Passe passe passera », Patrick Le Divenah, « En passer par l'impasse », par Tristan Felix, « Théâtre d'ombres : deux actes en parole », Philippe Jaffeux et Tristan Felix, « De cenizas/De cendres », par Alejandro Calderón et Isabelle Voisin, « L'agonie a du bon aujourd'hui », Xavier Frandon, « Agonie », Ivan de Monbrison, « Notes pour ouvrir l'impasse », Claude Vercey, « Dans ma course affolée à travers le Parnasse », Arthur Dauzon, « Lunes », dessins de Tristan Felix, « Passes, tresses, traces », Tristan Felix et Jean-J…

Saisi

La nouvelle touchait bien plus que les corps. La lumière grumeleuse montait sur le fil à linge tendu entre les cornouillers dont on fait les manches du travail, jusque dans les draps que tu avais accrochés pour distraire l'absence. Les chemins, hésitants contre les mottes ou étirés dans le vague, murmuraient encore sombres et l'horizon moins lointain soudain arpentait le temps où l'existence prenait forme, enfin. Resserré, le dehors tenait dans une poche ou une boîte de joie que l'on remonte parfois lorsque le ressort achève sa course.


Dans Poésie/première, n°55 – mars 2013.

Fil

Tu sauras que je pense à toi que je t'écris sans même rédiger une seule ligne de vie à chaque pouls ressenti, jusqu'aux dernières capillarités du monde, tu m'entendras de l'intérieur.

Dérouter

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Nous allons rouler jusqu'à la nuit la plus proche, nous déposséder de ce qui rend nos maisons sinistres. Nous trouverons nos peines animales attachées un temps puis libérées en nous pendant que nous avançons. Nous n'appartenons plus à aucune ville, à aucun de nos amis fidèles, nous regagnons la nuit qui attend entre les luminaires dressés comme des vigies au bord d'une frontière. Nous ne rentrerons plus, nous serons plus humains un jour ou l'autre. Avec le son de la radio dans l'air frais et nos visages qui durcissent, nous allons entrer dans la nuit. Le jour viendra comme un souffle éclairé donné par une allumette dans nos mains loin du volant.


Extrait de « Nous, les choses... », un ensemble de textes paru dans Les Carnets d'Eucharis (version papier), n°2, février 2014.



















Rentrer

Je rentre : j'ai fini de sortir d'accabler mon sort aux lignes de bus, seuls méridiens de la perspective. L'imaginaire mélopée de la radio traverse ma cuisine, loin de la ville, loin des murs dans ce lieu de quelques centimètres carrés où l'itinérant reste parfois attentif à ce qui ne se passe pas.

Heure creuse

A cette heure creuse l'énergie ne coûte que le tiers du plein. La joie de vivre à moindre frais éclaire un instant ce qui s'agite. Le deux pièces d'une mansarde est d'un chant citadin et l'on ne se voit qu'en des instants de crise lorsque le mot
est bradé et la peine reléguée.

Extrait de Poupée russe.

Dans la revue Acantilados de papel

Selección poética de Fabrice Farre
1. Sin título Dime lo que piensas (me pregunto), mientras se ilumina la Pirámide. La memoria no es ni un museo,pero la visito cada día en cada hora; no tiene cuadros tampoco, pero sigo viendo las líneas de esas caras, en las del tiempo. Pues, el vidrio claro en el cielo de París tiene toda la voluntad de erguirse en tu vida, y hablo sin abrir la boca (mirándote), hijo.
2. Tú, ciudad. El nombre que tienes, el que perdí bajo un bateau-mouche,  la noche que llevas en los lomos de piedra romana, la hora que busco en esa edad de diez por dos más cinco (creo). El hombre pasa, es el que fui por supuesto, subiendo la calle Genova de Chantilly, donde una loca toca el acordeón, diciendo y repitiendo que iba a huir el que está en su casa pero no el que vive ahora, en este dormitorio donde no hay ni agua, ni barco, sino la canción del nombre exacto del descamino. 

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La tasse est vide et son fond oblique, dans le triangle de la table en perspective je suis habillé de cette chair aux bras nus comme elle.                                        
Nos têtes s'enfouissent l'une dans l'autre, nos cheveux pratiquent la fusion du noir et pour parler il faut quitter le tableau, faire revenir à eux les objets qui se sont oubliés par amour.

Osiris n° 80

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43 années (1972-2015). Etats-Unis.

ANGLAIS - FRANÇAIS - ALLEMAND - ITALIEN - ESPAGNOL.





















Marcia Arrieta - Antoine Boisclair - Gerald Chapple - Trish Crapo - Abderrahmane Djelfaoui - Flavio Ermini - Fabrice Farre - Christophe Fricker - Antonio Rodriguez Jiménez - Joshua Krugman - Günter Kunert - Marie-Christine Masset - David Miller - Jorge Rodriguez-Miralles - George Moore - Andrea Moorhead - Robert Moorhead - Tom Nolan - Simon Perchik - Patty Dickson Pieczka - Ingrid Swanberg - John Sibley Williams. 

De l'autre côté

Dehors, la lumière est bien plus dense. Les objets sont enfin rendus au réel. Je cherche partout ce qu'il reste à donner à la parole enfoncée dans le noir. Elle s'esquive, noyée, puis revient rescapée grâce à je ne sais quel fil de survie. Elle se tient au bord possible. Je n'ose la pousser de la bouche au monde, de peur de la perdre mais je l'ai attendue.


Sur Parole, Clapàs, 2013.

Abysses

Quel genre de bêtes sommes-nous à être conscients que les enfants-poissons un jour quitteront les cheminées fumantes les baudroies et autres chimères pour s'enfoncer dans la nuit des vieux parents pris aux tentacules des siphonophores un jour de grand suicide où la mémoire les a conduits.


In Résonance générale, numéro 6, automne 2013.

Clef

Nous l'avons perdue de l'avoir laissée nous enfermer, cette petite clef qui maintenant nous observe, avec ce profil qui est le nôtre. Nous pourrions la faire tourner dans la serrure sans parler une seule fois dans nos gorges. Ève, tu actionnerais le ressort du pêne, je serais le premier Adam à te dire que la porte s'ouvre enfin (1).



(1) : les termes « gorge » et « pêne » appartiennent au lexique du serrurier. « Ève » est aussi « la nervure qui sert à guider  la clef dans la serrure ».


Extrait de La figure des choses, Editions Henry, 2014.

Porter

Tu as porté les seaux, cédé à leur tempête lorsque l'eau s'y agitait. Dans la main, la anse instable ne tenait qu'aux rivets d'un instant fixé entre deux yeux brûlants.



"Concerto pour marées et silence, revue" : le numéro 8.

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Trois mouvements : Moderato, Adagio, Allegro. La chef d'orchestre est Colette KLEIN.


Avec : Rabah BELAMRI, Eliane BIEDERMANN , Patrice BLANC, Claudine BOHI, Violaine BONEU, Claudine BRAL, Jacques CANUT, Francine CARON, Jean CHATARD, Francis CHENOT, Marie-Josée CHRISTIEN, Gérard CLERY, Maurice COUQUIAUD, Caroline CRANSKENS, Chantal DANJOU, Éliane DEMAZET, Alain DUAULT, Pierre ESPERBE, Paul FARELLIER, Mireille FARGIER-CARUSO, Fabrice FARRE, Danièle FAUGERAS, Laurent FAUGERAS, Bernard GRASSET, Petja HEINRICH, JAPH'EIIOS, Nadine LEFEBURE, Jacques LE SCANFF, Martine LE SAULE, Emmanuel LOYAU, Claude LUEZIOR, Brigitte MAILLARD, Béatrice MARCHAL, Philippe MERLET, Jean MINIAC, Ivan de MONBRISON, Evelyne MORIN, Colette NYS-MAZURE, Bojenna ORSZULAK, Gérard PARIS, Jean-Pierre PARRA, Michel PASSELERGUE, Benjamin PERET, Jacqueline PERSINI-PANORIAS, Isabelle PONCET-RIMAUD, Gérard ROCHE, Georges ROSE, Calou SEMIN, Dana SHISHMANIAN, Jacques SICARD, Jean-Pierre THUILLAT, Anélia VELEVA et Monique…

Quelqu'un

Je n'ai pas vu que tu descendais dans la cour, les bras chargés de ce fardeau. Le mien est de ne pas avoir entendu tes pas sur la terre, mais c'est de ce caillou où tu te heurtes à ton retour que je sortirai comme germe la pensée de quelqu'un, pendant la difficulté.



La revue Conférence, n° 40, printemps 2015

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L'Europe inouïe. Notes sur Venise (III). 560 pages. 30 €. Papier bible.

Bernardo ALBANESE - Aleida ASSMANN - Jean-Michel BAILLAT - Felice BALBO - Hélène BASSO - Zygmunt BAUMAN - Gilbert BEAUNE - Cesare BRANDI - Christophe CARRAUD - Tadeusz DABROWSKI - Chantal DELSOL - Fabrice FARRE - Bronislaw GEREMEK - Jerôme KARASZ- Marie-Hélène LABBE - Joanna NOWICKI - Franco MANCUSO - Peter N. MILLER - Sergio PASCOLO - Czeslaw POREBSKI - Salvatore SATTA - Maria Luisa SEMI - Richard SENNETT - Salvatore SETTIS - Barbara SKARGA - Michèle SULTANA - Cecilia SUZZONI - Giuseppe TOGNON - Jean-Jacques WUNENBURGER.
Photographies d'Yves Muller. Aquarelles d'Isabelle Tabin-Darbellay.

La revue Verso, n°161...

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Avec Alain WEXLER (préface), Valérie HARKNESS, François CHARVET, Murièle CAMAC, Marie-Laure ADAM, Antoine DURIN, Dirk CHRISTIAENS, Cécile OCHSENBEIN, Stéphane ROBERT, Alain GUILLARD, Guénaël STEPHAN, Gérard LEMAIRE, Kostas DARAS, Chantal ROBILLARD-PUVINEL, MERMED, Philippe MOLLARET, Fidèle MABANZA, Samaël STEINER, Miloud KEDDAR, Aya CHEDDADI-GHORBAL, Eddy SORIC, Anne-Marguerite MICHEL, Anne-Marguerite MICHEL, Laetitia LECOEUR, Jacqueline PERSINI-PANORIAS, Fabrice FARRE, Elise SEMELIN, Hubert FREALLE, Line SZÖLLÖSI, Philippe SORIANO, Jean- Jacques NUEL, Henri CACHAU, Eric SAVINA et Aline TSENG.   
Marinette ARABIAN et Miloud KEDDAR (pour les chroniques), Jacques SICARD ( sur le cinéma), Christian DEGOUTTE (avec la rubrique "en salade" et une note sur Joseph BEAUDE), Jean-Christophe RIBEYRE, Valérie CANAT DE CHIZY, Guillaume DECOURT et Alain WEXLER (pour les lectures). Les illustrations sont de Jean MONNET et Philippe LEMAIRE.

Incertain Regard, numéro 10.

Comité : Hervé MARTIN, Cécile GUIVARCH et Jean-Paul GAVARD-PERRET.

Éditorial de cette onzième édition (numéros 0 à 10) : « Un être sur la terre est passé qui parlait », par Hervé MARTIN.
Inédits(extraits) : BAMBA, TERNAIRES, QUANT AUX QUANT A. Bibliographie de Maurice REGNAUT.
« Témoignages, poèmes et essais critiques » : avec Claude ADELEN, Alain LANCE, Yves BOUDIER, Charlotte LELONG, François WITTERSHEIM, François RICHARD, Jacques KRAEMER, Pierre-Etienne HEYMANN.
« Cahier de création » : Fabrice FARRE, Patrick LE DIVENAH, Ghislaine REGENT, Antonella FIORI, Daniel BIRNBAUM, Jean-Claude GOIRI, Murielle COMPERE-DEMARCY, Benoît JEANTET, Patrick BEAUCAMPS, Aziz ZAÂMOUNE, Laurent BOUISSET, Gérard LEYZIEUX, Nicolas AURY et Anna Maria CELLI.



Compte

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La lampe s’éteint, le soir entre en crue
passe et disperse les objets qui tenaient
dans la raison. Il n’y a donc plus aucune
ligne de survie. On cherche à la hâte un appui
qui ait la forme capable de restituer
nos biens parmi lesquels nous comptons.

Revue Conférence, n° 40 - Printemps 2015. Sommaire à découvrir >>>>>.

Cheval

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Je te promets de dessiner le meilleur homme, plus que lui le cheval dont la courbe animale luit dans la nuit humaine



Illustré par Monique MARTA.                                Photos : A. Farre.

La revue L'Assaut, numéro 6.

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Participation au thème « Marges » du numéro 6 : Christian Cavaillé, Ebel Olga, Etienne Veillon, Fabrice Farre, Jean-Marc Gougeon, Sébastien Lespinasse, Catherine Bédarida, Laurent Grison et Yvon Guillou (pour le dessin), Emilien Chesnot et Laura Louvard, Claude Favre, Thomas déjeammes, Claire Hurrimbarte, Ivan de Monbrison, Guillaume Boppe, Lucas Moreno, Nicolas Vargas C., Marius Loris, Christophe Esnault, Aurore Soares et Mathias Richard.

Comptes

Sur le site « Le Radeau des Médusés » créé par Florence Noël et à découvrir, en hommage aux migrants   >>>.



Il ne manque plus que mille mille euros mille ajoutés aux milliers de plus et cédés par les dizaines de villages qui de la terre nourrissent cent rêves. Deux, trois fois mille mètres jusqu'à la terre nouvelle, une côte, un bras dans la mer surenchérie qui gonfle toutes les dix secondes, cinq fois dix fois deux se trouvent sur la barque de deux fois quelques mètres qu'on ne compte pas. Millions les regardent les yeux fermés semblables à une mer sans fond de plusieurs millions d'années où d'innombrables milliers lancent plusieurs centaines de soupirs mais de quel côté sont-ils ceux qui fixent la mer et comptent sur le destin au visage humain qui ne porte que le chiffre un.