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Affichage des articles du avril 1, 2015

Trois poèmes de "Le chasseur immobile".

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Forte saison
Trois heures déjà que je me suis levé que les masses noires peinent à devenir des toits. Au pied des murs où s'accrochent enfin les escaliers maladroits j'ai parlé avec toi il y a quelques nuits tentant de reconnaître ta présence avec des mots qui t'auraient fait rire dans ces minutes soufflées par l'approche de la forte saison.


Pendant
Dans le temps qui roule sous les parasols du marché parmi les traits de foule rompus sur les quais à errer à frôler la nervure métallique au-dessus de la gare, ici même où viennent où partent les ombres vues à travers les vitres, nous cherchons un moyen de transport. Nous ne resterons pas quelle heure est-il quel moyen nous emportera en dehors


Fabrique
Tu me parles : c'est le bruit de tes talons sur le carrelage. A chaque rainure du sol que je fixe par le carré de l'habitude je dialogue avec la nervure du dessin issu d'une usine lointaine, respire avec le fabriquant haletant et reste de faïence jusqu'à ce que c…