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Affichage des articles du 2016

Verso, n°167 (décembre 2016)

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Textes de Marie-Laure Adam, Christian Belloir, Patrice Blanc, Clément Bollenot, stéphane Casenobe, François Charvet, Mc Dem, Geneviève Cornu, Bernard Deglet, Fabrice Farre, Hubert Fréalle, Alain Guillard, Willem Hardouin, Gérard Lemaire, Michel L'Hostis, Lodi, Alain Jean Macé, Béatrice Machet-Franke, Céline Maltère, Olivier Millot, Pascal Mora, Jean-Jacques Nuel, Grégory Parreira, Jeanpyer Poëls, Jean-Paul Prévost, Stéphane Robert, Elisabeth Rossé, Nicolas Rouzet, Barbarin Savourin, William Shakespeare, Samaël Steiner, Jean-Pierre Thévenin. Les illustrations sont de Pascaline Boura, Philippe Lemaire, Corina Sbaffo, Guy Dollian, Jacques Serval et Alain Wexler, les chroniques, de Miloud Keddar, les lectures de Jean-Claude Ribeyre, Valérie Canat de Chizy et Alain Wexler. Enfin, Christian Degoutte présente revues, recueils et auteurs, avec sa rubrique « En salade » et Jacques Sicard « Le cinéma ».
Verso, n°167,120 pages, 6 €. Contact : Alain Vexler, 547 rue du Genetay, 69 480 Lucenay…

Terre à ciel, octobre 2016

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Le nouveau numéro de Terre à ciel, à découvrir <ici>


A verse, n°12 (automne 2016)

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Photos de Pierre-André Poinsignonet Bastien Engelbach. Gouttes : Maud Thiria, Fabrice Farre, Manuel Becerra SalazarNathalie ManAndrea Franzoni, Cécile Fletcher, Naoko Hirata, Séverin des Mazery, Perrine MarliereJoachim Arthuys et Alena Meas.
Miroirs : « Hommage à Yves Bonnefoy ». CathiaChabreBlandine PoinsignonHenri Guette, Alena Meas, DelphineGrass, Fabrice Farre, Harry Szpilmann et Maxime Durisotti.
Résonances : « Enigme est ce qui pur a jailli », entretien avec Michel Deguy, par Silvia Majerska.
Rebonds : essais, notes de lecture. Voltes, d'Irène Gayraud, dessins de Jean-Gilles Badaire, Al Manar, 2016, par Blandine Poinsignon. Le Pays derrière les larmes. Poèmes choisis, de Jean-Pierre Lemaire, Coll. Poésie/Gallimard, 2016, par Cathia Chabre. L'Automne à Pékin, de Boris Vian, 10/18, par Loïc Braunstein.
Ondes: textes libres. Claire Nazikian,

Ton prénom : Lucia...

Ton prénom : Lucia, frêle insecte au pied
du mur où nous comptions les soleils, dans la langue.
Tes mains scellées n’avaient pas de paume,
au jeu pourtant elles s’ouvraient.
L’orgue sarde du vent blanchissait les toits,
les figuiers sonnaient, en rien barbares, nous
avions trouvé le centre, sans doute l’odeur
du fruit, et l’un ou l’autre touchait enfin
la paroi, sans être vu ni des silhouettes à laine
ni des têtes au travail recourbées dans leur visage.


In Terre à ciel, octobre 2016.

Feuille, in Osiris n°82

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Dans la feuille ourlée, le vent s'est engouffré, ton nom aussi. La feuille tombe à l'oubli, ses nervures sont des chemins sur elle-même. C'est une joie de quitter la branche, d'être l'oiseau de tous les jours. Survivre est un vol loin des terres comme celui de l'aigrette parvenue à s'extraire des sansouïres.




Rentrer

Je rentre : j’ai fini de sortir d’accabler mon sort aux lignes de bus, seuls méridiens de la perspective. L’imaginaire mélopée de la radio traverse ma cuisine, loin de la ville, loin des murs dans ce lieu de quelques centimètres carrés où l’itinérant reste parfois attentif à ce qui ne se passe pas.

In Revue Alsacienne de Littérature, n°124, 2015.

Voyage

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Le train nous emporte loin mais nous ramène souvent près de la terre et des gens ; ceux-là mêmes nous attendent en cet endroit que nous croyons reconnaître au terme du voyage : un quai, une rue, un visage.

Toucher terre

Les bêtes sonnent une messe de lumière, Crouzilhac est au bout du doigt. Un verre de cette boisson nous rend plus vivants et la buée nous pousse à faire des dessins semblables à l'avenir : une bulle de présent dans l'eau noire.


Extrait de Toucher terre, pré carré 85, 2015.

Vue

La vue est paisible On trouve sur les côtes des arbres qui marchent sous la lumière comme les filles qui sont de nulle part. La route n'est pas visible d'ici on la devine on l'aperçoit là-bas au bout entre les terres elle est brune à peine et ce jour-là l'été est libre et le vent gonfle sa robe.

Temps

Parfois le temps ne passe pas – il manque souvent pourtant. La jeunesse proche des vieux jours est une vieillesse réfutée par un caprice dont la survie passe par l'âge du temps.

Revue A la dérive, le numéro 8

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Sur le thème de la solitude :

La revue Cairns, numéro 19

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Septembre 2016 : "Paix, peur et respect".

Avec Patrick Joquel, Alexandra Pommier, Denis Emorine, Georges Cathalo, Lydia Padellec, Fabrice Marzuolo, Yves Ughes, Brigitte Maillard, Fabrice Farre, François Ibanez, Perrin Langda, Morgan Riet, Colette Andriot, Geneviève Briot, Hélène Dessavray, Claude Held, Jacqueline Saint-Jean, Jacqueline Held, Christophe Jubien, Sébastien Lion, Jean-Claude Touzeil, Tristan Felix et Bernard Grasset.


A chaque fois

A chaque fois à tes côtés, je m'enfonce dans la terre comme une racine qui te poursuit, cherchant encore l'une de tes pensées que je n'entends pas. Ton corps a cette présence que je reconnais, dont la fenêtre étrange est celle qui rassure. Je me sens pousser dans ta ressemblance alors que je ne sais si cela est humain. 

Coeur

A l'intérieur le cœur bat, dehors est une lande apprivoisée. Dans le bocage qui te regarde, dans le petit silence où je te vois pulse la veine de ton cou et ta peau est un rempart, une haie assez haute pour m'éloigner et t'apercevoir enfin dans l'enclos, sans présence humaine.
De Nommer manque.

Toi

Ta main creuse dans la poche du tablier là, je sens la couture intérieure l'odeur de la lessive du dernier jour.
Je me hisse aux rayures en nylon parviens à toucher ton visage de coton respire à ta place alors que tu connais la joie pressée par les trois boutons, contre ta poitrine.


Nil

Pour sortir de la nuit un oiseau suffirait : celui qui vole au-dessus des arbres des morts pour gagner le jour ; celui qui tire avantage des vents contraires pour se stabiliser. Avec lui, âme et sincérité, je vivrais même les yeux cousus.


Le journal des Poètes, n°2 de 2013 – Sous la direction de Jean-Luc Wauthier.

Au-dessus

Les pointes des faîtes s'agitent dans l'air. La masse gronde légère. On chute jusqu'au ciel peut-être saisi par l'abandon d'une joie.





Chemin

Le chemin parcouru jusqu'à elle semble mériter l'arbre sec. Sa bouche retroussée et édentée nous laisse entrevoir une partie de nos vies sombre. Combien de mots nous séparent d'elle, lorsqu'elle s'exprime dans un patois terreux dont la poussière nous aveugle. Nous rions pour souffler ce que nous voulons laisser au noir.

A l'index - espace d'écrits - n°27, p.102 (2014).

La baleine

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Je reviens  de la baleine  que tu connais, j'ai tout oublié de moi la solitude maritime le saumâtre du jour la nuit 

Extrait de Poupée russe, Encres Vives, mai 2017.

Maisons

Au rez-de-chaussée nous avons des histoires interminables de rues. Au premier étage, nous bavardons loin des lacets urbains et distants, au second nous songeons à dormir en oubliant qui nous sommes. Au quatrième, nous ressemblons aux greniers de la mémoire, clairs bientôt comme des miroirs. Sur les toits où nous allons en l'imaginant seulement nous mourons comme les abeilles, sanctuarisés, avides du miel de la ville, incapables de toucher au ciel, même après trois essais.


Numéro 6 « Marges », de L'assaut « Poésie nouvelle passée en revue », mars 2015.

OSIRIS, n°82 (juin 2016).

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Rédaction : Andrea MOORHEAD. Conception graphique : Robert MOORHEAD.
Comité de rédaction : Robert DASSANOWSKY (États-Unis), Flavio ERMINI (Italie), Malgosia SALINSKA-GÓRSKA (Pologne), Gerald CHAPPLE, Robert MELANÇON et George MOORE (Canada), Françoise HÀN et Andrea UGHETTO (France).

Abonnements : PO BOX 297 Deerfield Massachussetts 01342 – USA.



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ANGLAIS :Paul B. Roth, George Moore, Alan Britt, Joshua Krugman, Ingrid Swanberg, Andrea Moorhead, Patty Dickson Pieczka, John Sibley Williams, Simon Perchik, Sam Smith, Rob Cook.
FRANÇAIS : Fabrice Farre, Robert Melançon, Pierre Ouellet et Silvaine Arabo.
ALLEMAND : Otto Laske.
ITALIEN : Marcello Gombos.
NORVEGIEN : Hanne Bramness.
ESPAGNOL : Jesús Cárdenas.

Partie

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Tu lances le dé qui n'est pas à coudre pour en découdre avec le hasard insolent de l'as jusqu'au six. Pourquoi avoir donné à l'ivoire ou au plastique la solitude du point noir, le duo ennemi des énigmes jamais résolues, le trio infernal parmi lequel se loge l'intrus. Deux duos sont de trop, leur successeur est imparfait au regard du pair qui clôt toute conciliation.


La figure des choses, Éditions Henry, p.29.

Seuil

Sur la pierre glissée sous la porte comme une lettre, le pas résonne suivi d'une interrogation muette. Est-ce la route jusqu'ici qui devient humaine, le chien sans maître qu'elle a enfanté, ou l'être taciturne venu pour parler. L'épaule de la terre fait surface : le seuil est une réminiscence du miracle.

Haie

Filles vertes et discrètes hasardeuses au vent d'Est
vous trompez l'horizon du jardin arpenté une vie
cheveux noirs semblables à ceux de qui l'on espère
bourrasque tendre qui étreint le corps et le restitue
à son pays calme, un printemps de plus passe par
le blanc neigeux, sans doute une patience éprouvée.
Vous avez après tous les noms qui vous sont donnés
celui que connaît quiconque et qui ressemble à la haie.

Nous sommes passés...

Nous sommes passés un jour d'égarement entre le magnolia et le chant des abeilles le cœur à l'arrêt -l'était-il- les yeux fixés sur la petite porte de l'enclos pris du vertige qui nous ôtait de la terre. A mi-voix sans le dire nous revenions aux considérations qui nous faisaient vieillir : la mesure de la propriété sa surface le nombre incalculable de pas l'amour intangible semblable à la forme de la fleur et les ailes des insectes aussi légères que la mort avec son mètre butineur de toi à moi


La revue Lichen, numéro 4

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On trouve des mots partout, ceux-là sont dans la revue d'Elisée Bec.




VIVRE

La terre s'étire quand passe le percheron dans les sillons le monde ensemble se sépare les hommes d'ici sont d'un exil à venir. Moi je me désespère de ne voir germer qu'un faisceau de lignes noires et des bleus de travail, orphelin de terre.


Poème

Le corps est ouvert à la fracture du jour

par le volet entrouvert qui veille à l'intérieur,

il en est ainsi de la paupière qui régule la lumière.

Le corps est dissimulé sous la couverture épaisse

faite de ce coton blanc même pendant la nuit,

il s'efface à hauteur du genou, la mort est-elle

si petite, la maison entre-t-elle dans le monde.

La vie entière a-t-elle assez de place entre les murs.

Face à face

Je ne veux point me souvenir ni me connaître. Nous sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.

Fernando Pessoa.


Nous sommes sans doute de trop lorsque nous savons ce que nous sommes : brindilles, fétus de lumière. Ce lourd chargement aussi léger que la poussière se disperse avec le vent qui passe dans la rue blanche, un dimanche où je suis accoudé à la fenêtre.


Dans la revue Friches, Cahiers de Poésie Verte, n° 109.

Circonflexe

J'aurais mis volontiers un accent circonflexe sur le u d'amertume. C'est un mot qui a la gloire
mélancolique du s humain.

" Chemins ou destins ", 18ème Printemps des poètes.

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Affichage lumineux du 5 au 12 mars 2016 (Lyon et agglomération).


Poème paru initialement sous une autre forme, dans la revue de Jean-Pierre Lesieur :  Comme en poésie, n°48.

L'envers

Dans l'envers on perçoit les coutures et les nœuds du fil. Les points irréguliers sont sur la doublure jamais à la surface du tissu qui habille ceux qui passent.


Ligne, éditions La Porte, 1er trimestre 2016.

Dormir

Le soir les voix s'éteignent les dernières minutes toussent au bord du rêve où la fraîcheur qui nous gagne fait de nous des rescapés.



Poème 8, in Ligne, éditions La Porte.

Par notre absence noircissent les pommes...

Par notre absence noircissent les pommes, nous succombons au métronome, transparents comme le sommeil nous courons comme l'eau afin d'aller veiller les reflets des hommes qui vivent longtemps après nous. A contre-courant, dans le débit des remous porteurs, nous poursuivons la mort, semant la vie à l'origine de la rivière où toi et moi avons trouvé, limpides, sans jamais chercher l'éternité, les visages de l'un et de l'autre.


Campagne

Le compresseur ronflait sous le toit du garage qui ne l'avait jamais entendu. L'été faisait un bond supplémentaire et les mains ouvrières cherchaient la raison de la crevaison. On coupait les arbres au loin. Les chiens couraient derrière les grilles. Dans l'affairement bruyant et les aboiements tangibles, je m'acharnais silencieux à ne pas raccommoder ce petit vingt-deux août d'ennui.

Revue La page blanche, Sommaire 46.

N47, revue de poésie numéro 29

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Photos : A. Farre

SOMMAIRE :
Ashraf Fayad (extrait de « Instructions de l'intérieur ») traduit par Najeh Jegham.
PLEINS FORMATS : Myriam Eck, Marcel Migozzi et Michel Thion. PLURIELLES : Patrick Beaucamps, Antoine Bertot, Antoine Boisseau, Jean-Pierre Chambon, Emilien Chesnot, Isabelle Damotte, Fabrice Farre, Thierry Le Pennec, Simon Martin, Michel Naepels, Fabien Pio, Nathalie Riou, Marie Tavera, Jacques Vandenschrick et Marie-Laure Zoss. CAHIER PLASTIQUE : Valérie Linder et Albane Gellé. SENTIERS : N47, Matthieu Gosztola, Ludovic Degroote, Antonio Rodriguez, Serge Ritman, Jean-Patrice Courtois, James Sacré et Christian Vogels. NOTES DE LECTURE: « Soudain » de Jeanine Baude, par A. Gellé ; « Louis sous la terre » de Sereine Berlottier, par C. Vogels ; « Volonté en cavale ou D' » de Bernard Bretonnière, par A. Emaz ; « Gratitude augurale » de Pierre Dhainaut, par A. Gellé ; « Continuation de détails » de Jean-Pascal Dubost, par A. Emaz ; « Je ne tiens qu'à un fil mais c'est u…

LIGNES, aux éditions La Porte (2016)

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ENCORE

Passer par là demande que l'on se faufile entre les murs, tout juste à deux car le sort n'en accepte pas davantage. Je prendrais bien ta voix qui ne dit rien tu garderais le billet dans ta poche espérant arriver à terme : dans la cour, puis l'avenue habitée par la foule. Nous sommes passés par le chas de l'impasse afin d'entrer dans la vie une autre fois.

Ligne, aux éditions La Porte, 2016.

Avenues

Les avenues sont grouillantes, on regarde plus haut pour une architecture régulière. Le journal coûte deux pièces, les mains vives l'ouvrent, pendant la marche. Devant le camion au carrefour où les taxis deviennent jaunes, on mange sur le pouce. Tout près, l'aveugle joue de l'harmonica et ses mots sont d'une poésie expresse.