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Affichage des articles du juin, 2016

Haie

Filles vertes et discrètes hasardeuses au vent d'Est
vous trompez l'horizon du jardin arpenté une vie
cheveux noirs semblables à ceux de qui l'on espère
bourrasque tendre qui étreint le corps et le restitue
à son pays calme, un printemps de plus passe par
le blanc neigeux, sans doute une patience éprouvée.
Vous avez après tous les noms qui vous sont donnés
celui que connaît quiconque et qui ressemble à la haie.

Nous sommes passés...

Nous sommes passés un jour d'égarement entre le magnolia et le chant des abeilles le cœur à l'arrêt -l'était-il- les yeux fixés sur la petite porte de l'enclos pris du vertige qui nous ôtait de la terre. A mi-voix sans le dire nous revenions aux considérations qui nous faisaient vieillir : la mesure de la propriété sa surface le nombre incalculable de pas l'amour intangible semblable à la forme de la fleur et les ailes des insectes aussi légères que la mort avec son mètre butineur de toi à moi


La revue Lichen, numéro 4

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On trouve des mots partout, ceux-là sont dans la revue d'Elisée Bec.




VIVRE

La terre s'étire quand passe le percheron dans les sillons le monde ensemble se sépare les hommes d'ici sont d'un exil à venir. Moi je me désespère de ne voir germer qu'un faisceau de lignes noires et des bleus de travail, orphelin de terre.


Poème

Le corps est ouvert à la fracture du jour

par le volet entrouvert qui veille à l'intérieur,

il en est ainsi de la paupière qui régule la lumière.

Le corps est dissimulé sous la couverture épaisse

faite de ce coton blanc même pendant la nuit,

il s'efface à hauteur du genou, la mort est-elle

si petite, la maison entre-t-elle dans le monde.

La vie entière a-t-elle assez de place entre les murs.